Nouveaux remparts

La rue du Dauphiné fut tracée le long de l'enceinte du bourg neuf construite aux XIIIe et XIVe siècles.

Après la conquête romaine, Tullins se confine aux coteaux pour échapper aux crues de l'Isère (endiguée seulement au XIXe siècle) : peut-être y a-t-il déjà à cette époque une palissade de bois pour se protéger de la montée des eaux. Dans tous les cas, à partir du VIIe siècle, les habitants ont dû élever un mur de bois pour lutter contre les raids des Goths, Lombards,Hongres, Maures (en 732 les Maures assiègent L'Albenc et ils sont présents à Montaud jusqu'au X° siècle).
Au XIe siècle, un rempart de pierre est construit : il englobe le quartier du Paradis (site du château), suit le cours du Rival (ruisseau traversant Tullins), redescend la rue de Parménie, et longe la rue Général de Gaulle. Ce rempart comprend au moins deux portes : la porte de Fures (rue Laure Le Tellier) qui était probablement voûtée en plein cintre, et la porte de Challamand (au bout de la rue Général de Gaulle, en direction de L'Albenc). C'est entre ce premier mur que se développe le vieux bourg. Au XIIIe siècle, la sécurité étant plus grande, le bourg s'est étendu hors du rempart. On édifie alors un autre mur autour des nouveaux quartiers pour former le bourg neuf. Ce rempart suit la rue Maurice Porte, la rue Aristide Briand (là, le rempart est dit " sous la ville ") et remonte vers le château. Deux nouvelles portes sont édifiées : la porte du Treuil ou de Saint–Quentin (située sous la ville ) avec sa voûte en berceau appareillée en tuf, et la porte du Pontet ou de Poliénas (à l'extrémité de la rue Bayard).
Il existait une dernière porte, la porte de Verjus , mais elle n'a pas été localisée. On peut supposer qu'elle était en vérité la porte de Fures. Cet ensemble de remparts définit en grande partie le bourg qui, depuis le 30 janvier 1969, est classé site inscrit au patrimoine.